L'HISTOIRE

UN PEU D'HISTOIRE ...

L'Histoire du Mirapicien commence avec celle de l'humanité. Bien avant d'investir les célèbres grottes ariégeoises, des groupes vivaient, ou passaient, sur les rives de l'Hers. Quantité d'outils vieux de plus de 100000 ans ont été retrouvés sur notre territoire, dont les racines plongent encore aujourd'hui jusqu'à ces temps lointains. Ainsi, certains noms de lieux, de rivières, comme l'Hers, y trouveraient leur base étymologique. Le principal trait commun de notre territoire au fil du temps, est d'avoir su forger sa personnalité à travers les innombrables aléas de son Histoire. Les Celtes, les Romains, y ont laissé des traces. Situé naturellement à la frontière entre climat méditerranéen (on dénombre quelques oliviers) et océanique (vents d'Ouest dominants), le Mirapicien fut aussi une zone de frontière politique disputée au cours des siècles. Après le royaume Wisigoth, Mirepoix alterne entre Languedoc et Aquitaine, pays aux contours indécis présentant même parfois des enclaves des uns et des autres, dues à de complexes jeux de successions. C'est donc un pays d'ouverture, voué au mélange culturel.

Terrain propice aux idées nouvelles, aux hérésies, il est impossible de contourner la plus célèbre: le Catharisme. Le pays de Mirepoix en fut l'un des foyers les plus actifs. Ses châteaux et villages fortifiés en devinrent les centres culturels au XIIe siècle. Au début du XIIIe, le catholicisme a pratiquement disparu, et Mirepoix est le siège d'un important concile cathare. On soupçonne le château de Queille d'avoir été un grand centre intellectuel hérétique. La croisade contre la nouvelle religion, qui aboutit à son anéantissement, marque toujours les esprits et se trouve peut-être à l'origine du succès futur du protestantisme dans la région, comme de la rapide installation des idées républicaines lors de la Révolution. Notons une date terrible pour la cité de Mirepoix : le 16 juin 1289, une rupture de digue en amont de l'Hers conduit à sa totale destruction. C'est lors de sa reconstruction qu'elle acquiert son tracé orthogonal caractéristique des " bastides " méridionales.

Les cinq siècles suivant la victoire des croisés sont marqués par la domination seigneuriale d'une famille : les Lévis, puis Lévis-Mirepoix. L'amateur de patrimoine historique retrouvera partout les trois chevrons, emblème de la famille : dans la cathédrale, sur les châteaux, les églises et chapelles, parfois même sur des pièces de vieux mobilier. La Maison des Lévis est omniprésente dans l'histoire post-médiévale du pays de Mirepoix. Elle ne vendit ses dernières propriétés que dans les années 1970. Après la Révolution, devenue simple chef-lieu de canton, Mirepoix est le centre administratif de 35 communes. Le territoire s'adapte aux évolutions, voit passer le train pendant près d'un siècle, avant de transformer son ancienne gare en centre de loisirs et en salle de spectacle, dans les temps présents. L'Histoire s'emballe...

Consciente de ses richesses, forte de sa mémoire, la Communauté de Communes du Pays de Mirepoix n'est plus qu'à une heure de voiture de Toulouse. Elle est prête pour le XXIe siècle. Terre d'accueil depuis toujours, le Pays de Mirepoix a beaucoup à offrir à ceux qui veulent s'y investir.