VALORISATION DU PATRIMOINE

HISTOIRE ET PATRIMOINE EN PAYS DE MIREPOIX

Ouvrage

Un vaste travail d'enquêtes et de collecte sur l'histoire et le patrimoine a donné lieu a un ouvrage "Histoire et patrimoine en Pays de Mirepoix". Cette première édition étant actuellement épuisée, une réédition est envisagée avant la fin de l'année 2006.

C'est le fruit de la volonté de la Communauté de Communes de faire connaître aux habitants les richesses du passé et l'identité du territoire.

Pour aider les communes à réhabiliter le petit patrimoine bâti et environnemental qu'elles possèdent, une étude de préconisation pour la restauration et la mise en valeur a été menée.

UNE ACTION CONCRETE INTERCOMMUNALE DE VALORISATION

LES FRESQUES DE L'EGLISE DE MAZERETTES

Une action concrète intercommunale de valorisation : La rénovation des fresques de l'église de Mazerettes permet d'intégrer cette église dans un circuit de visites.

Les fresques de l'église de Mazerettes

Ces fresques datant du 16ème siècle ont été mises à jour et ont fait l'objet d'une restauration. L'une des scènes retrace le séjour des familles royales chez l'évêque de Mirepoix.

Arrivant de Mirepoix, par la plaine de Mazerette, on aboutit à l'église édifiée à flanc de colline, là où le terrain commence à s'infléchir.

On aperçoit d'assez loin cet édifice, caractérisé par son clocher- mur qui se dresse à l'ouest dont les baies fermées de verre blanc y dispensent de façon homogène une lumière généreuse, qui renforce le caractère ample et aéré de l'espace intérieur.

Six années se sont écoulées entre la campagne de sondages et la mise en conservation des peintures murales. Situées sur le mur nord, elles s'articulent en trois thèmes :

Le festin d'Hérode
La scène représentée en partie haute est un banquet, mais il ne s'agit nullement d'une allusion à la Cène, et elle n'a rien, non plus, de profane. Elle raconte en trois tableaux, le festin d'Hérode au cours duquel Salomé demanda la tête de Saint Jean Baptiste.
Dans la première séquence, on voit un homme auréolé (Saint Jean) face à un groupe de personnages pointant un index accusateur vers l'un deux. On pense à un prêche de Saint Jean ou peut être de la condamnation de la relation d'Hérode et Hérodias. La séquence centrale a pour sujet la décapitation de Saint Jean : on voit un soldat, qui du pied, tient fermement le saint contre terre. Une main tient l'instrument de la décapitation, l'autre tient la tête et la présente à une femme (Salomé) qui va la recueillir sur un plateau. La dernière séquence figure la tablée, devant laquelle la femme tient le plateau avec la tête de Saint Jean, elle le présente au personnage couronné qui est censé représenter Hérode.
 
L'entrée du Christ à Jérusalem
Cette partie située juste au dessus du soubassement était particulièrement endommagée, la surface de l'enduit y est ravinée, et c'est ici qu'une lacune dans l'enduit de plâtre a permis de découvrir la couche picturale aujourd'hui dégagée. On voit à l'extrémité droite, une muraille, devant laquelle deux individus regardent à l'opposé, vers la gauche, un personnage auréolé.
Au centre, un groupe de personnes, auréolées elles aussi. Le personnage de gauche pourrait être le Christ et la muraille à droite la porte de Jérusalem. Juché sur un arbre, à proximité de la porte, se trouverait Zachée. Le groupe du centre serait l'assemblée des disciples.
 
Les trois tableaux suivants
Ils représentent une seule et même scène décomposée en trois tableaux. La crucifixion représente le Christ mort en croix entouré par la vierge et Marie Magdala. On voit les croix des deux voleurs. La fresque reprend également une représentation typique de la Renaissance, en situant la scène dans un paysage au fond duquel se détachent les murs de Jérusalem. Le deuxième tableau est la mise au tombeau. Le corps du crucifié est enveloppé dans un linceul et placé sur un tombeau maçonné.
Le dernier tableau représente la Résurrection. L'œuvre présente le Christ debout sur le tombeau avec un pied sorti et l'autre pas. Il est entouré de soldats qui sont représentés assoupis mais comme dans le style répandu, à partir du XVe siècle, ils sont vêtus de façon anachronique et empruntent armes et vêtements au contexte contemporains des artistes.

 

Visite possible sur demande.