La Communauté de communes du Pays de Mirepoix se préoccupe du développement des circuits alimentaires de proximité. Une « étude-action » a démarré cet automne, avec un premier diagnostic présenté récemment lors d’ateliers réunissant élus, consommateurs, transformateurs et agriculteurs de notre territoire. Qu’en est il exactement ? Quels sont les objectifs ? Explications avec Jean Jacques Michau président de la Communauté de communes et Simone Verdier, vice- présidente
Encore une étude serait on tenté de dire ! Quelle en est la raison et pourquoi la communauté de communes s’intéresse t elle à ce thème des circuits courts en agriculture ?
JJ Michau : Tout d’abord c’est une étude-action. C’est à dire que la partie la plus importante de cette étude, consiste à élaborer des actions concrètes avec tous les acteurs des circuits courts. Ce qui nous intéresse, c’est de mettre en oeuvre des solutions concrètes pour les développer et les renforcer sur notre territoire. Il s’agit là d’un enjeu économique pour la survie de nombreuses exploitations, et pour l’installation de jeunes en maraîchage ou en petites productions fermières. C’est aussi un enjeu de société. Manger des produits locaux frais et de qualité, qui plus est avec du goût, devient une priorité aujourd’hui…
Simone Verdier : Notre territoire compte de nombreuses exploitations en biologique ou engagées dans l’agriculture raisonnée ou les labels. Nous avons des fermes qui produisent de la qualité et qui peuvent diversifier leur production. Je rajouterais à cela que c’est aussi un enjeu environnemental. Ce sont ces agriculteurs qui entretiennent le paysage. Or les chiffres sont alarmants ! Depuis 10 ans, c’est une exploitation sur cinq qui a disparu, et d’ici à 20 ans, si nous ne faisons rien, 3/4 des terres exploitées en Pyrénées Cathares n’auront pas de repreneurs dans le cadre familial !
Où en êtes vous de cette étude ?
JJ Michau : Elle a démarré en septembre 2011. C’est un bureau d’études de Limoux, la SCOP SAPIE qui a d’abord procédé à un diagnostic tant au niveau de la production agricole que des marchés locaux en circuits courts, avec l’aide de la chambre d’agriculture et du CIVAM bio. Une enquête a ensuite été réalisée auprès d’une soixantaine de professionnels dont une majorité a souhaité être invitée pour l’étape suivante, c’est à dire des ateliers autour de 4 thèmes pour définir des actions concrètes dans le cadre du Pays des Pyrénées Cathare, présidé par Marc Carballido.
Simone Verdier : Ces ateliers se sont tenus en décembre dernier. Un groupe d’une quarantaine de participants composé de producteurs agricoles, transformateurs, représentants de consommateurs et d’ élus, a débattu sur les thèmes proposés comme la sensibilisation et la communication en direction des consommateurs ; l’organisation de la production maraîchère et mutualisation d’équipements collectifs ; l’installation agricoles et les accès au foncier ; enfin l’organisation de la commercialisation et la mutualisation logistique. Des idées d’actions ont été longuement débattues. Chaque fois c’est le côté concret et opérationnel qui a prévalu pour les sélectionner.
Donnez nous des exemples d’actions envisagées
Simone Verdier : Ces actions ne seront validées qu’à l’issue de l’étude, mais certaines sont déjà plébiscitées. La parution d’un annuaire des produits locaux sur le pays en version papier et version numérique sur un site Internet dédié, par exemple, ou un panneautage spécifique des produits et des producteurs locaux. La sensibilisation et l’éducation du public jeune est également au centre des préoccupations. Dans un autre domaine la mutualisation d’équipements spécifiques pour les maraîchers est envisagée. Il a été aussi beaucoup question des marchés de plein vent, de l’approvisionnement en produits locaux des cantines, de l’installation des jeunes agriculteurs…..
Quelle est la prochaine étape ?
Jean Jacques Michau : Rendez-vous a été pris pour de nouveaux ateliers participatifs en février prochain afin de finaliser et rendre véritablement opérationnelles les actions proposées. Ensuite il restera à la communauté de communes et au Pays des Pyrénées Cathares, de mettre en œuvre l’ensemble de ces actions, en liaison bien évidemment avec les chambres consulaires concernées, le Civam bio, etc., avec qui nous travaillons étroitement depuis le début de cette étude-action.
Programmes d'animation des Centres de Loisirs de Mirepoix, de Léran et du Douctouyre





